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L'efficacité du emailing

Etude et performance de l'emailing

Les annonceurs présents sur le Web utilisent surtout l’emailing comme outil de communication. Une étude de McKinsey publiée en septembre 2007 montre en effet que sur 311 annonceurs interrogés, 83% ont recours à l’emailing.

De plus, la moitié d’entre eux pensent augmenter leur investissement en emailing pendant les trois prochaines années.

Pourquoi un tel attrait ? C’est que l’un des principaux intérêts du emailing est que l’on peut aisément mesurer son impact.

Ainsi, les critères les plus courants pour mesurer l'efficacité du emailing sont :
- le taux de délivrance (nombre de courriels délivrés / nombre de courriels envoyés) ;
- le taux d’ouverture (nombre de courriels ouverts / nombre de courriels délivrés) ;
- le taux de clics (nombre de clics générés / nombre de courriels délivrés).

Le premier taux permet de savoir si vos courriels se rendent à vos destinataires. Il répond donc aux deux questions suivantes :
- Est-ce que ma liste d’envoi est correctement constituée et ne contient pas trop de courriels invalides?
- Est-ce que le système d’envoi de courriels n’est pas considéré comme une source à pourriels par les filtres anti-spam?

Le deuxième taux aide à vérifier si l’objet de votre courriel est suffisamment attrayant pour inciter à l’ouvrir.

Enfin, le troisième taux mesure l’intérêt que le courriel a suscité auprès des personnes ciblées.

La combinaison de ces trois taux permet à l’annonceur de savoir si sa campagne emailing a été efficace ou pas.

Par ailleurs, eROI Research, une firme de recherche en marketing interactif, s’est récemment penchée sur la performance en général du emailing. En voici les principaux résultats :

Lundi       Taux d’ouverture = 26%      Taux de clics = 4%
Mardi       Taux d’ouverture = 23%       Taux de clics = 3%
Mercredi  Taux d’ouverture = 27%       Taux de clics = 5%
Jeudi        Taux d’ouverture = 26%       Taux de clics = 5%
Vendredi Taux d’ouverture = 23%       Taux de clics = 4%
Samedi   Taux d’ouverture = 12%       Taux de clics = 2%
Dimanche Taux d’ouverture = 14%      Taux de clics = 2%

Note : les messages ont été envoyés principalement entre 11h et 16h.

Conclusion : si vous voulez que votre courriel soit lu, mieux vaut l’envoyer le mercredi.

Tendance générale constatée :

  • 27.9% : taux d’ouvreurs (nombre d’ouvreurs uniques / nombre d’e-mails aboutis)
  • 6.08% : taux de cliqueurs (nombre de cliqueurs uniques / nombre d’e-mails aboutis)
  • 22.09% : taux de réactivité (taux de cliqueurs / taux d’ouvreurs) qui renseigne sur l’empressement des internautes à lire les emails.
  • 0.15% : taux de désabonnement
  • 10.71% : Taux d’adresses incorrectes

Faut-il craindre d’être assimilé à un pourriel ?

Depuis une dizaine d’années, l’emailing a connu ses moments de gloire et ses moments de gros doutes. En effet, à ses débuts, lorsque les courriels ont commencé à s’imposer comme un standard dans le monde de la communication, les annonceurs les plus créatifs ont orchestré des campagnes d’emailing de toutes sortes. Ces dernières n’étaient pas structurées et pas vraiment professionnelles, mais rapportaient gros; leurs coûts de mise en œuvre étaient faibles et il suffisait d’un ou deux clients pour rentabiliser l’opération.

Toutefois, l’Eldorado n’a pas été au rendez-vous, car la popularité amène les excès et surtout l’abus, comme les pourriels. Les entreprises et les FAI se sont alors protégés par des filtres anti-spam. Dans les années 2004 à 2006, les annonceurs se sont alors mis à bouder le courriel, car il avait perdu toute son efficacité à leurs yeux.

Aujourd’hui, l’emailing est devenu un outil redoutable en efficacité comme le montre une étude de Sherpa Marketing réalisée en mars 2007 : plus de 50% des annonceurs affirment que parmi tous les moyens de marketing utilisés, le marketing par courriels est celui qui donne le retour sur l’investissement le plus élevé.